Marie-Thérèse MUTIN pour « 1789. Ainsi vont les rêves » (Ed. Mutine).

Entretien avec Marie-Thérèse MUTIN pour son roman « 1789. Ainsi vont les rêves » (Ed. Mutine).

L’auteur imagine le parcours de Guillaume Moissonnier, jeune homme (18 ans en 1789) issu d’une famille de laboureurs pauvres mais instruits, originaire du village de Cessey-sur-Tille (Côte-d’Or) qui s’enthousiasme pour la jeune Révolution française de 1789. Aussi le voit-on participer aux journées révolutionnaires à Dijon qui s’agite et prend le Château de la ville et le Bastion Saint Nicolas, répliques provinciales de la prise de la Bastille. Parce qu’il sait lire et écrire, il devient typographe puis journaliste à Paris. Il y rencontre alors une jeune modiste, Anne, présidente de la Société des Amies de l’Egalité. Il décide ensuite de s’engager dans l’armée, et participera à la victorieuse bataille de Valmy (menée par Dumouriez et Kellermann) et au cours de laquelle il est blessé. De retour à Paris, il rencontre les députés de son département d’origine : Guyton de Morveau et Prieur de la Côte-d’Or. Mais la Révolution de 1789 connaît un autre tournant, et l’interdiction des clubs et sociétés de femmes par la Convention le révolte, et ses désillusions (la trahison de Lafayette, entre autres) le poussent à retourner dans son village natal, avec sa femme et ses trois enfants.

Au cours de l’entretien, Marie-Thérèse MUTIN revient sur les acquis de 1789 : notre trilogie républicaine, l’abolition des privilèges, la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen (nouveau catéchisme national qui omet pourtant la condamnation de l’esclavage, l’égalité des sexes, le droit d’asile, le droit d’association et les droits sociaux, dont celui de grève), la création des départements, etc… Elle évoque également une Révolution qui se voulait pourtant libératrice et émancipatrice et qui se montra fort timide dans son affirmation du droit des femmes. Des femmes qui ne furent ni électrices ni éligibles.

Pour écouter l’émission :

 

Née en 1939, à Cessey-sur-Tille (21), Marie-Thérèse MUTIN fut institutrice et adhéra au parti socialiste en 1971; de 1977 à 1990, elle est responsable de la Fédération de Côte d’Or du PS, de 1979 à 1998, elle participe à la direction nationale. Elle devient secrétaire fédérale PS de Côte d’Or, le 4 décembre 1977, succédant à Pierre Palau. Elle a donc connu à un poste-clé la montée en puissance de son parti puis, dès 1982, son érosion jusqu’à la déliquescence actuelle. Elle fut maire de son village natal de octobre 1974 à 1995.

Aujourd’hui retirée de la vie politique, après avoir été exclue du parti socialiste, elle est aujourd’hui en Bourgogne une militante de la culture et de l’édition, créatrice en 1995 des éditions Mutine qu’elle anime avec ferveur et enthousiasme.

Lien utile :

Site des Editions Mutine.

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