Philippe SIMERMANN, « Le Porteur de lanterne » (Ed. de Lharmattan). 1er rendez-vous du Cercle des Auteurs Bourguignons.

Entretien avec Philippe SIMERMANN autour de son 8e roman, « Le Porteur de lanterne » (Ed. de Lharmattan).

Né à Toul (Meurthe et Moselle), Philippe SIMERMANN a été receveur des Postes dans le Morvan, à Marigny-l’Eglise, non loin de Quarré-les-Tombes, avant de retourner dans le même emploi en Lorraine. Devenu chef d’entreprise de 1988 à 2009, il dirigea ensuite un cabinet d’assurances. Puis direction le Sud de la France pour créer une entreprise de sérigraphie et d’impression numérique. En 2005, c’est l’aventure qui débouche sur un premier texte, « Un Océan d’émotions », relation de sa traversée de l’Atlantique sur le bateau de Florence Artaud. Aujourd’hui, Philippe SIMERMANN réside dans le Gard, entre Sommières et Amorgos, l’île où fut tourné « Le Grand Bleu » de Luc Besson.

Pour écouter l’émission

 

Après « Bleu » en 2018, voici donc le 8e livre de Philippe SIMERMANN,« Le Porteur de lanterne », roman (paru en décembre 2021 aux éditions de Lharmattan) dont le titre est un hommage à une nouvelle de Robert Louis Stevenson (1850-1894), « The Lantern bearers » .

Philippe SIMERMANN dans le fonds ancien de la Bibliothèque municipale de Semur-en-Auxois ( 28 janvier 2022 ) .

L’action du roman de Philippe SIMERMANN débute à Vexaincourt, dans les Vosges en 1878. Le héros, Valentin Lorrain, 18 ans, vit dans une famille de bûcherons. Orphelin de mère, âme sensible et délicate, c’est un rêveur qui n’a pas sa place « au milieu de brutes qui beuglent dans la forêt ». Suite à un grave accident de schlitte, il ne peut alors plus travailler dans les bois.

« Pars, Valentin, ton avenir est ailleurs » lui recommandent deux parias du village, rares personnes qui le comprennent, dont la belle Effie et Nicolas, le maudit, qui a frayé avec les anarchistes.

Soucieux de rompre avec l’autoritarisme de son père, Valentin décide donc de prendre courageusement sa vie en main, choisissant l’aventure et la liberté. Il lui faut retrouver Clémence, la meilleure amie de sa défunte mère à qui elle a promis de prendre soin du jeune homme. Avec son vélocipède et un sac de vingt kilos sur le dos, le voilà parti vers l’inconnu, sur des routes peu sûres, pleines de belles et mauvaises rencontres, et qui, quelques jours avant les traditionnelles fêtes de la Bague de la ville, vont enfin le mener en Côte-d’Or, à Semur-en-Auxois, où résident Clémence et sa fille Garance. Dans cette belle cité à la vie intellectuelle et artistique intense, Valentin est accueilli, protégé et encouragé à devenir écrivain. Sa marraine, anticléricale, farouche féministe et socialiste (elle a connu Louise Michel et Nathalie Le Mel, lors de la Commune de Paris réprimée dans le sang), lui prodigue des conseils pour ciseler son style, et consolider sa vocation littéraire. Apprentissage des exigences de l’écriture, mais également initiation à l’amour avec Garance.

Encouragé et stimulé par ces intellectuelles actives et engagées, Valentin fréquente la Bibliothèque de Semur-en-Auxois, où il rencontre une écossaise, Margaret Oliphant, qui écrit un roman que lui a inspiré Semur qu’elle a découverte en 1871. Cette femme l’encourage à retrouver un compatriote également écrivain de talent qui traverse les Cévennes à dos d’âne.

C’est le début d’un autre périple qui va conduire notre jeune héros sur les pas du romancier écossais, Robert Louis Stevenson que Valentin finit par retrouver et auquel il va raconter ses aventures qui passionnent l’écrivain. Une rencontre inoubliable pour le jeune Valentin, vraisemblablement le point de départ de sa future destinée d’auteur, désormais tracée et guidée par les lumières que lui a offertes « Le Porteur de lanterne ».

Cette émission a été enregistrée en public à la Bibliothèque municipale de Semur-en-Auxois (Côte-d’Or), le 28 janvier 2022, lors du 1er rendez-vous du Cercle des Auteurs Bourguignons initié par Virginie RAVAROTTO de la Bibliothèque municipale de Semur-en-Auxois et du libraire Cyril Lefèvre qui tient la Librairie de la Poste.

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1 Response

  1. SIMERMANN dit :

    Michel Le Bris a écrit : « Il est des rencontres dont vous vous dites après coup qu’il fallait qu’elles aient lieu, que tout, dans votre parcours, les appelait en creux. »
    Celle de ce 28 janvier 2022 avec Yannick Petit en est une.
    Avec mes remerciements.

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