Lucette Desvignes, « Le Miel de l’aube » ( 1 / 2 ).

Le Miel de l'Aube (couverture)Paru en 1999 aux éditions de L’Armançon,  » Le Miel de l’aube  » est l’autobiographie de Lucette DESVIGNES, sous-titrée  » Une enfance en Bourgogne sous l’Occupation « .

PREMIÈRE PARTIE DE L’ÉMISSION.

Écoutez l’émission :

 

Docteur ès Lettres, agrégée d’Anglais, Lucette DESVIGNES est née à Mercurey. Romancière, nouvelliste, dramaturge, poète et conteuse, elle a enseigné la littérature comparée et l’histoire du Théâtre à la Faculté des Lettres de Lyon, puis à l’Université de Saint-Étienne pendant vingt-cinq ans. Ses romans parus chez Mazarine, François Bourin et Fayard lui ont notamment valu le prix Roland-Dorgelès ( 1982 ) et le Prix Bourgogne ( 1986 ) . Le Centre de Recherche sur Lucette Desvignes de l’université américaine de Newark, Ohio, a traduit et fait représenter trois de ses pièces de théâtre et a constitué une équipe de traducteurs pour ses nombreuses nouvelles.

EXTRAIT DE LA QUATRIÈME DE COUVERTURE DU  » MIEL DE L’AUBE  » :

 » Née dans une école ( Mercurey ), enracinée dans une autre ( Chalon-sur-Saône ) jusqu’à dix-huit ans… C’est sous le signe de l’Ecole, comme un nouveau signe du Zodiaque, que se déroulent tout entières mon enfance puis mon adolescence : impossible d’échapper à l’école quand vos parents y enseignent … Ma mémoire d’éléphanteau enregistrait avec boulimie les éléments de ce quotidien austère, et leur présence en moi est toujours si vivante, si remuante, que j’ai eu envie de les faire surgir à la lumière pour leur donner forme et autonomie.
Miel de ces souvenirs, miel de l’aube de ma vie …
J’ai treize ans quand la guerre éclate. A l’enfance préservée dans un cocon va succéder l’adolescence, en profondeur et à jamais marquée par l’Histoire qui vient à moi. L’école de mon père réquisitionnée à chacun des remous militaires (mobilisés, envahisseurs, prisonniers, occupants, F.F.I. : tous s’y sont succédé) perçoit à domicile les pulsations directes des événements qui se déroulent hors ses murs. Entre quatorze et dix-huit ans, ce sera pour moi le contact avec la tragédie, l’angoisse, l’horreur, bien au-delà des privations et de l’enfermement.
Volonté, toutefois, de retrouver dans le souvenir la clarté plutôt que les ombres, la tendresse, plutôt que la barbarie, l’humour plutôt que la tristesse. Oui, miel de l’aube.  » ( Lucette DESVIGNES )

Lucette dédicaçant._cr Lucette DESVIGNES, chez elle, à Dijon (avril 2012).

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