Adeline BALDACCHINO évoque Max-Pol FOUCHET.

Née en 1982, magistrate à la Cour des Comptes, Adeline BALDACCHINO a fait paraître à l’automne 2013 un essai intitulé « Max-Pol Fouchet, le feu la flamme. Une rencontre » aux éditions Michalon.

Max-Pol FOUCHET, le feu la flamme

Ce livre doit beaucoup à Vézelay où l’auteur a séjourné, en août 2010, dans la maison de Max-Pol FOUCHET (MPF), rue des Ecoles. Adeline BALDACCHINO n’a entendu parler de Max-Pol Fouchet qu’en 1998. Alors lycéenne, elle participe à un festival de littérature à Lourdes, et croise Marguerite Gisclon, la compagne de MPF. Fin 2012, Adeline BALDACCHINO rédige en deux mois le livre dont il est question dans notre émission et qui retrace le parcours de Max-Pol FOUCHET.

Écoutez l’émission :

MPF est né le 1er mai 1913, place de la République, à Saint-Vaast-la-Hougue (Manche). Il sera baptisé laïquement d’une goutte de calvados sur les lèvres sur le voilier « Liberté », entre la France et l’Angleterre.
Le jeune Max-Pol est marqué par la mort de son père, qui avait été gazé lors de la Grande Guerre.

Adeline BALDACCHINO évoque ce Normand et algérois d’adoption. C’est effectivement en Algérie qu’il passera sa jeunesse, où il rencontre son premier amour, Simone Hié qui l’abandonnera au profit de son ami Albert Camus. Les deux hommes seront définitivement brouillés. A Alger, il fonde la Fédération des Jeunesses socialistes d’Algérie et le ciné-club d’Alger.

Préparant l’agrégation d’histoire, il participe à la création de la revue « Fontaine » qui deviendra l’organe de la résistance littéraire de la France Libre, publiant notamment « Le Cantique à Elsa » et le poème d’Eluard, « Liberté » (juin 1942).

Le 13 juillet 1940, MPF épouse Jeanne Ghirardi qui mourra dans le naufrage du paquebot Lamoricière qui devait la conduire en France, le 6 janvier 1942. Il effectuera des missions en France occupée, parlera à Londres à la BBC à l’automne 1943. Revenue en France en 1944, il rencontre Marguerite Gisclon qui devient sa compagne. Il devient enseignant et enchaîne toute une série de voyages (conférences aux USA, Madagascar, Amérique latine et Antilles, Mexique, Indes, Cameroun…). Suite à un accident d’automobile en Afrique, il se rétablit à Vézelay où il découvre la Maison de l’argenterie qu’il acquiert en 1957.

Homme de Lettres, il s’intéresse aussi à la télévision. Dès 1953, il devient chroniqueur dans l’émission « Lectures pour tous » initiée par Pierre Dumayet et Pierre Desgraupes.
Il crée la série télévisée « Terre des arts » en Novembre 1958. En 1968, MPF participe aux événements comme président du syndicat national des producteurs de télévision. En 1971, il débute le tournage des « Impressionnistes » (une série de 13 films pour la télévision).

Max-Pol FOUCHET est mort le 22 août 1980, à l’hôpital d’Avallon. Il repose au cimetière de Vézelay.

L’entretien avec Adeline BALDACCHINO permet d’aborder l’œuvre de MPF, notamment son œuvre poétique (il publie « Demeure le secret » aux éd. Actes Sud en 1961). « La poésie est ma femme. Les autres activités sont mes maîtresses. », écrit-il. Ce qui explique que son œuvre est aujourd’hui inclassable et injustement négligée.

Et comme chaque semaine, le coup de cœur de L’Autre Monde (Avallon). Notre libraire partenaire Evelyne LEVALLOIS nous présente un polar : « Ombres et soleil » de Dominique SYLVAIN (Ed. Viviane Hamy).

Remerciements à M. et Mme Barbe qui nous ont accueillis à l’Hôtel Avallon Vauban pour l’enregistrement de cette émission.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *