Conférence de Marc PAUTET. Deux scientifiques de Domecy-sur-Cure : Charles FLANDIN (1803-1887) et Pablo COTTENOT (1850-1926). Emission du samedi 12 septembre 2026.

Proposée par l’Association des Amis du Vieux Domecy, la conférence de Marc PAUTET revient sur deux figures scientifiques originaires de Domecy-sur-Cure (Yonne) : Charles FLANDIN, médecin et chimiste (1803-1887) et Pablo COTTENOT, astronome (1850-1926).

Agrégé de mathématiques, Marc PAUTET se passionne pour l’histoire locale à partir de recherches généalogiques. Il est l’auteur de deux tomes intitulés « Les inconnus célèbres du canton de Quarré-les-Tombes« , et « Les inconnus célèbres de Domecy sur Cure« .(Ed. Mémoires vivantes du canton de Quarré les Tombes). Il est aussi le Maire de Domecy sur Cure, et président de l’Association Mémoires vivantes du canton de Quarré les Tombes.

On lui doit aussi une biographie du « Père Dupré », un singulier personnage, digne représentant de ces inconnus célèbres originaires du Nord Morvan : « Le Docteur Dupré. Un Morvandiau extraordinaire » (Ed. Mémoires vivantes du canton de Quarré les Tombes).

Pour écouter l’émission (1ère partie) : (disponible à l’écoute à compter du lundi 14 septembre 2026).

 

Cette conférence a été enregistrée le 7 août 2026, à Domecy-sur-Cure (89). 1ère partie consacrée à Charles FLANDIN.

Originaires de Savoie, les Flandin furent marchands de bois à Corbigny et à Lormes. Charles FLANDIN est né en 1803. Il entame sa scolarité à Vézelay, puis au collège d’Auxerre et au lycée de Dijon. Brillant élève, il est admis à l’Ecole de médecine de Paris. Après avoir réussi tous ses examens, il entre, en 1832, comme médecin particulier, au service d’une famille qui fuit l’épidémie de choléra, pour se réfugier en Suisse et en Italie qu’il va parcourir durant deux ans. De retour à Paris en 1835, il n’exerce toujours pas, et s’intéresse à un épisode judiciaire retentissant : l’affaire Marie Lafarge accusée d’avoir empoisonné son mari à l’arsenic. Un procès a lieu à Tulle en septembre 1840 au cours duquel le « prince de la science » dépose des conclusions accablantes pour l’épouse de la victime. Mathieu Orfila convainc le jury de la culpabilité de Marie Lafarge qui est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Mais certains, dont Charles Flandin, mettent en doute l’infaillibilité de Orfila, et considèrent que ses méthodes ne sont pas fiables. Flandin acquiert alors une notoriété de médecin légiste et de chimiste, ce qui lui vaut l’inimitié de Orfila.

En 1846, Flandin rédige en trois volumes, un traité des posons qui, aujourd’hui encore, fait autorité.

Engagé en politique (Flandin  est profondément républicain), il est compromis, en 1853, dans l’affaire des correspondants étrangers; un coup monté qui lui vaut d’être traduit en justice et condamné à cent francs d’amende.

Sa vie personnelle est ponctuée de deuils et de malheur. Notons le bonheur d’élever son fils, Etienne, né en 1853.

S’étant tourné vers la recherche, il publie « Principes et philosophie de la chimie moderne fondés sur la doctrine des équivalents« .

Avec la fin du Second Empire, Flandin peut reprendre son engagement politique. Revenant régulièrement dans l’Yonne, à Domecy-sur-Cure, suite à un héritage, il est, à plusieurs reprises, candidat aux élections législatives (1871,1876). Toujours battu par un bonapartiste, jamais il ne sera député, mais deviendra conseiller général de l’Yonne. En 1871, après avoir été conseiller municipal, il devient maire de Domecy-sur-Cure.

Il meurt le 13 août 1887 suite à une altercation avec un notable du village, resté inconnu; il s’écroule sur le pont de la commune de Domecy-sur-Cure, victime d’une attaque d’apoplexie, sans avoir pu être réanimé.

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