Paule Constant, « C’est fort la France ! »

Née en 1944 dans les Pyrénées-Atlantiques, Paule CONSTANT a passé son enfance à Cayenne où son père était médecin au bagne. Ensuite, elle a vécu longtemps dans différents pays d’Afrique, au Cambodge ainsi qu’au Laos. Docteur ès Lettres, spécialiste de la littérature française du XVIIIème siècle, Paule CONSTANT a enseigné dans différentes universités étrangères, notamment aux Etats-Unis. Auteur d’un premier livre à 36 ans,  » Ouregano  » ( 1980 ), elle écrit ensuite un essai sur le XVIIème siècle,  » Un monde à l’usage des demoiselles  » ( 1987 ) et de nombreux romans :  » Propriété privée  » ( 1981 ),  » Balta  » ( 1983 ),  » White Spirit  » ( Grand Prix de l’Académie française, 1989 ),  » La Fille du Gobernator  » ( 1994 ) avant de recevoir le prix Goncourt à 54 ans pour  » Confidence pour confidence « . En 2003, elle a publié  » Sucré et secret  » et  » La Bête à chagrin  » en 2007.

Écoutez l’émission :

Depuis début 2013, Paule CONSTANT est membre de l’Académie Goncourt.

Nous avons rencontré Paule CONSTANT à Dijon alors qu’elle était l’invitée du Club des Écrivains de Bourgogne, à Dijon le 28 mars 2013 au Grand Hôtel de la Cloche.

A cette occasion, nous l’avons conviée à parler de son dernier roman,  » C’est fort la France !  » paru chez Gallimard, et dont nous reproduisons ci-après la quatrième de couverture.
 » Une romancière reçoit une lettre lui reprochant de s’être moquée, dans son dernier livre, des charmes de la vie coloniale, et surtout d’avoir masqué les vrais drames qui s’étaient déroulés trente ans plus tôt à Batouri, dans un coin perdu du Cameroun.

CONSTANT ET PETIT._crPaule CONSTANT et Yannick PETIT (Grand Hôtel de La Cloche, Dijon, 28 mars 2013).
 

Lui rendant visite à Paris, elle reconnaît dans sa correspondante madame Dubois, la femme de l’Administrateur qui régnait sur ce petit poste français au cœur de la brousse lorsqu’elle-même avait six ans.
En comparant ses souvenirs avec ceux de madame Dubois, la narratrice fait renaître dans une évocation féroce, véritable apocalypse comique, ce monde disparu aux couleurs de l’Afrique, où madame Dubois maintenait les rites surannés d’une métropole idéalisée. « 


Remerciements à Évelyne PHILIPPE pour avoir organisé l’entretien avec Paule CONSTANT enregistré fin mars 2013, au Grand Hôtel de la Cloche ( Dijon ).

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