FESTIVAL NATURE EN LIVRES. Vézelay, 25 juillet 2026 (2e et dernière partie). Ella BALAERT, Géraldine DOUTRIAUX, Claudie STASSART, Martine LIEGEOIS, Jean LACOSTE et Alain KEWES.

Pour la 2ème année consécutive, le festival Nature en Livres revient sur la Colline Eternelle. Nous vous proposons un compte rendu de cette après-midi littéraire (25 juillet 2026) portée par Gertrude DODART et l’association Hostellerie de la Tour, qui ont mis sur pied la déambulation littéraire à Vézelay, dont la basilique Sainte Marie Madeleine et la Colline sont inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco, depuis 1979.

Pour écouter l’émission :

 

Lors d’une halte à la salle romane du centre Sainte-Madeleine, à Vézelay, le nouvelliste belge Luc LEENS a animé une discussion entre les deux autrices invitées de la déambulation vézelienne : Ella BALAERT et Géraldine DOUTRIAUX

L’échange réunit les deux nouvellistes qui évaluent l’importance de l’écriture de nouvelles dans l’ensemble de leur oeuvre, et mesure l’importance de la sensorialité au coeur de leurs productions.

Autre étape sur la Colline Éternelle, 11 rue Saint-Étienne, à la galerie-librairie de La Goulotte, où Claudie STASSART-SPRINGER (ci-dessous en photo avec Jean-Marie Queneau) présente son travail  d’éditrice artisanale, ses méthodes d’édition ainsi que ses ouvrages en lino-gravures.

Claudie STASSART-SPRINGER est née à Auxerre en 1944. Après des études à l’école des Beaux-Arts de Dijon, puis à celle de Paris, elle se marie en1966 et s’installe à Vézelay, où elle commence de grands dessins au « pastel sec », dont le thème est lié au corps, à la vie, à la mort.
Elle participera à la biennale des Jeunes en 1971, aux chemins de la création à Ancy-le-Franc, au salon Grands et Jeunes à Paris, Féminie- Dialogue à l’Unesco, etc…En 1994, elle crée les Éditions de la Goulotte, spécialisées dans les livres d’artistes linogravés. Elle s’associe à Jean-Marie Queneau (fils de Raymond) pour le choix des textes et es illustrations.

Rencontre avec Martine LIÉGEOIS, présidente de l’Association Romain Rolland. L’occasion de revenir sur la vie et l’oeuvre du Prix Nobel de littérature 1915, né en 1866 à Clamecy, et mort à Vézelay en 1944 dans sa maison qui abrite désormais le Musée Départemental d’Art Moderne. Compagnon de route du Parti Communiste, Romain Rolland se rendit en URSS, en 1935, à l’invitation de Staline qu’il rencontra.

Rencontre avec Jean LACOSTE, germaniste et philosophe, vice-président de l’association Romain Rolland, qui a annoté et édité, en 2013, le Journal de Vézelay, 1938-1944 de Romain Rolland, aux Éditions Bartillat.

Le Journal de Vézelay du Nobel 1915 resta 50 ans sous scellés à la Bibliothèque Nationale de France : une intention exprimée par l’auteur de  » Jean-Christophe « . Sa veuve (disparue en 1985) et sa sœur souhaitèrent que la rétention du Journal de Vézelay fût prolongée jusqu’en l’an 2000 par respect pour les personnes vivantes qui y étaient mentionnées.
Après s’être installé en Suisse, Romain ROLLAND choisit de revenir en France et de s’installer en France en 1938, à Vézelay. Âgé et malade, l’écrivain voulait sans doute se rapprocher de la France du Front populaire, et désirait également retrouver la terre de ses ancêtres et de ses parents.
De 1938 à 1944, Romain Rolland est dans la mêlée, si l’on peut dire, puisqu’il partagea le sort matériel et moral des Françaises et des Français durant toutes les années d’occupation, alors que la Grande Guerre le vit résider en Suisse. Son Journal de Vézelay décrit la vie quotidienne vézelienne, les grands événements du monde, et les rencontres qu’il fait de personnalités très diverses, puisque cela va de Maurice Thorez à la reine de Belgique, en passant par des écrivains, des éditeurs, des officiers allemands qui demandent à le voir, et des personnes de la région avec lesquelles il a des rapports chaleureux, par exemple un certain Marcelot, pépiniériste de Clamecy, le boulanger Crochet en bas de Vézelay, et un jeune couple de militants de Migennes.
Désormais éloigné de la politique, la question de la foi et de la spiritualité est au cœur de la réflexion de son Journal. Romain Rolland fut pourtant indifférent à la basilique de Vézelay, alors que sa femme Macha, russe orthodoxe, se convertira début 1940, rencontra Paul Claudel et se plongea dans la lecture d’ouvrages de mystique.

La déambulation vézelienne se termine avec Alain KEWES, nouvelliste, poète et éditeur. Professeur documentaliste auxerrois aujourd’hui à la retraite, il a obtenu le Prix Prométhée de la nouvelle en 1997 pour « Le Geste manqué de l’amant » (Ed. du Rocher). En 2001, il a créé l’association La Soie des vers, et en 2004 les éditions Rhubarbe. En novembre 2025, aux éditions Michalon, il a fait paraître « Histoire extraordinaire d’un Américain (presque) ordinaire« , un essai sur Edgar Allan Poe (1809-1849) avec lequel il chemine depuis l’adolescence. C’est la raison pour laquelle Alain KEWES avait carte blanche pour nous offrir une petite histoire de la nouvelle fantastique, d’Edgar Poe aux écritures contemporaines. 

LIENS UTILES :

Site d’Ella BALAERT.

Association Romain Rolland. 

 

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2 réponses

  1. Alain Kewes dit :

    Merci Yannick pour cette captation ! Plus généralement merci pour l’accompagnement du Festival imaginé et orchestré par Gertrude Dodart, un rendez-vous culturel qui s’installe petit à petit dans le calendrier estival entre Nièvre et Yonne.

  2. Pascaud dit :

    Excellent 2e épisode de Nature en livres à Vézelay, plus riche encore que le premier. Envie de lire tous les auteurs…
    Bravo pour ce magnifique travail de mon tage et de présentation. Très bel hommage au beau festival organisé par Gertrude Dodard.

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